Je mentirais si je disais que mon c½ur ne se serre plus quand je me retourne. Bien sûr, il se serre encore. Bien sûr, c'est parfois douloureux. Je n'ai pas arrêté de dire qu'il fallait se séparer de certaines personnes pour avancer, que c'était le prix à payer pour "vivre mieux". Mais je n'ai pas dit que c'était facile. Ca ne l'est pas. C'est hyper dur même. Et dire qu'il y a des gens qui font ça sans problème, qui vous oublie d'un coup, qui vous abandonne sans remords. Ils me glacent. Moi, je n'ai pas fait ça de gaîté de c½ur, au contraire, mais est ce qu'on pouvait continuer ? D'un coté c'était terriblement égoïste mais de l'autre je ne les aurais pas rayés s'ils m'avaient retenue. Ils ne l'ont pas voulu, j'imagine qu'eux aussi on pensé qu'il fallait "vivre mieux". En conclusion, on peut dire que j'ai effacé certains problèmes mais que la nouvelle version de moi-même comporte aussi ses bugs. Je redémarre, en version légèrement améliorée, avec trop de défauts mais avec beaucoup moins de cicatrices .
